Le Rotary Club Paris Quai d’Orsay a eu le plaisir d’organiser une soirée consacrée à un sujet aussi discret qu’essentiel : la déontologie au cœur de l’action diplomatique.
Nous avons eu l’honneur d’accueillir Jean-Hugues Simon-Michel, déontologue au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, pour une conférence particulièrement éclairante sur les exigences éthiques qui encadrent le métier de diplomate.
Une fonction récente au service de l’intégrité publique
Créée par la loi de 2016 dans un contexte de renforcement des exigences de transparence, la fonction de déontologue demeure encore méconnue. Elle répond pourtant à un enjeu central : accompagner les agents publics dans la prévention des risques éthiques, en amont de toute difficulté.
Loin d’une logique de sanction, le déontologue intervient avant tout comme un conseiller, accessible à tous les agents pour répondre à des situations concrètes : que puis-je accepter ? que dois-je refuser ? comment concilier mes fonctions avec mes engagements personnels ?
Des situations concrètes au cœur du quotidien diplomatique
À travers de nombreux exemples, Jean-Hugues Simon-Michel a illustré la diversité des cas rencontrés dans l’exercice des fonctions diplomatiques : cadeaux et invitations, prise en charge de frais, expression publique, publication d’ouvrages ou encore relations avec des partenaires extérieurs.
Autant de situations où la frontière entre usage professionnel et intérêt personnel peut parfois s’avérer ténue, nécessitant discernement et vigilance.
Conflits d’intérêts et devoir de réserve : des enjeux structurants
La conférence a également permis de revenir sur deux piliers de la déontologie publique : la prévention des conflits d’intérêts et le respect du devoir de réserve.
Qu’il s’agisse de liens avec des associations, de situations impliquant des proches ou de prises de position publiques, les agents doivent veiller à préserver en permanence la neutralité et l’impartialité de l’action publique.
Des règles strictes pour les mobilités vers le secteur privé
Autre sujet clé abordé : les mobilités vers le secteur privé, communément appelées « pantouflage ». Celles-ci sont encadrées par des règles précises visant à éviter toute situation de conflit d’intérêts, notamment lorsqu’un agent a été en lien avec une organisation dans le cadre de ses fonctions.
Une exigence essentielle : être irréprochable… et le paraître
Au-delà des règles, un principe fondamental se dégage :
👉 il ne suffit pas d’être intègre, il faut également en donner l’image.
Cette exigence d’exemplarité, qui porte autant sur les actes que sur leur perception, constitue le socle de la confiance dans l’action publique.

Une soirée marquée par l’amitié rotarienne internationale
Cette conférence s’est tenue en présence d’une délégation du Rotary Club de Beyrouth, composée de son président Antoine Sacy, de son past président Antoine Amatoury et de Zalfa Nassar, membre du club.
L’échange de fanions entre les présidents de nos deux clubs a symbolisé les liens d’amitié et d’engagement qui unissent les Rotariens à travers le monde.
Dans un contexte régional particulièrement sensible, Antoine Sacy a partagé un message empreint de lucidité, de résilience et d’espoir pour le Liban.
Cette soirée a illustré, une fois encore, la vocation du Rotary Club Paris Quai d’Orsay : proposer des moments d’échange et de réflexion autour des grands enjeux contemporains, en croisant expertise, engagement et ouverture internationale.





